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La désillusion nommée Burda

Voilà le projet qui aurait bien pu me dégoûter de la couture à tout jamais : la robe Burda 129 de février 2015. Entre les explications incompréhensibles de la marque, mon manque de technique et mon impatience légendaire, j’ai accumulé les bourdes…

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Pas contents, pas contents !

Pour commencer, je suis très déçue des patrons PDF de la marque. Si les explications sont bien en français (encore heureux !), sur le patron, le nom des pièces et les indications (droit-fil, pli, etc.) sont en allemand. Pas franchement pratique !

Quant aux tailles, elles ne sont pas indiquées en français non plus. A la place des habituels T. 36, 38, 40, etc. figuraient T. 17, 18, 19, 20, 21. Et nulle part n’apparaissait un tableau de correspondance taille/mensurations. Heureusement que j’avais un magazine papier Burda chez moi. J’ai pu me rendre compte qu’ils utilisaient les mêmes repères sur le papier et le PDF, ce qui m’a permis de déterminer ma taille et de trouver la taille 36 sur le patron pour couper mes pièces.

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Charabia Burda et montage de la robe

Particulièrement impatiente et tellement pressée de réaliser cette robe sur laquelle j’avais littéralement flashé, j’ai décidé de ne pas faire de toile, en partant de principe que le premier haut Burda que j’avais fait me convenait en termes de taille. ERREUR… Faire une toile m’aurait permis de lever certains mystères, de ne pas utiliser le découd-vite et de faire quelques ajustements…

Dès le début, je me suis trompée en montant dans le mauvais sens l’empiècement devant de chaque côté. Les pièces s’emboîtant parfaitement, ce n’est qu’en voulant fermer mes coutures côtés que je me suis rendu compte de mon erreur. J’ai pu découdre et constater, par la même occasion, que mon tissu n’appréciait pas tellement le découd-vite. Un schéma pour illustrer tout ce charabia les explications aurait été le bienvenu…

Les explications sont tellement peu claires que je n’ai même pas réussi à monter les poches prises dans les coutures. Cette technique ne m’avait pas pourtant posé de problème lorsque j’avais cousu la combinaison Iris de Dessine moi un patron… De même, j’ai réussi à me tromper au niveau de la parementure, point ne présentant pourtant aucune difficulté particulière.

Les explications Burda ont le don d’induire en erreur… Vous l’aurez compris, je suis un peu fâchée avec la marque. C’est dommage parce que leurs modèles ont beaucoup de potentiel. Je ne vais pas dire que je ne leur achèterai plus jamais de patrons mais, la prochaine fois, j’essayerai de bien décrypter en amont les grandes lignes puis je monterai les pièces en utilisant les techniques que je connais. Je ne compte plus me laisser piéger par leurs explications tordues.

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Les fentes

Pour cette robe, ce qui m’a posé le plus de difficultés, ce sont les fentes aux poignets et au niveau de l’ourlet du bas. Pour cela, il fallait réaliser une couture en onglet. On peut dire que je n’ai pas bien compris cette technique. J’ai été incapable de réaliser ces finitions de manière propre. Du tissu effiloché dépassait de mes coins (photo ci-dessous). Complètement blasée, j’ai jeté l’éponge et j’ai fini par utiliser de la colle à perles pour cacher ces bouts de fils. Je ne suis pas fière du tout, mais ça a marché 😀

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Néanmoins, mes fentes sont réalisées de manière complètement approximative. Le résultat n’est pas clair, net et précis. Ça gondole. Je viens de réaliser (en relisant une énième fois les explications) que je n’avais pas entoilé les bords de fente. Je ne sais pas comment je suis passée à côté de ça. Les fentes auraient sans doute été beaucoup plus nettes. Et puis j’y suis vraiment allée comme une barbare puisque, quand je me suis rendu compte que la robe était trop longue et super « mémérisante », au lieu de couper et de refaire les fentes proprement,  j’ai décidé de les replier sur elles-mêmes pour raccourcir tout ça. D’où l’énorme bourrelet au niveau des fentes du bas…

Bref, je me suis acharnée sur cette pauvre robe pendant des heures (têtue et impatiente que je suis) au lieu de laisser ce projet un peu de côté et de le reprendre plus tard, une fois calmée… ERREUR (BIS).

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Le résultat

Le résultat est « portable » mais bien loin d’être à la hauteur de mes attentes. Même si j’adore la couleur orange du tissu et ses triangles discrets, ce jacquard (matière préconisée par Burda) n’était pas idéal pour réaliser les finitions. Par ailleurs, il a un peu tendance à « gonfler » et ne met donc pas forcément en valeur. La taille un peu large n’arrange rien…

En revanche, je suis toujours convaincue du potentiel de cette robe. J’adore les découpes latérales en biais (même si j’ai dû louper le raccord côté), la fente de l’encolure, les empiècements du dos… Si je n’avais pas 10 000 projets sur ma To Do, je retenterai cette robe dans un chambray comme celui-ci. Je pense aussi que ce patron, ouvert au milieu et sans les fentes, pourrait faire une super veste de demi-saison. Affaire à suivre, donc !

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En tout cas, je tiens à vous remercier pour vos précieux conseils et encouragements sur Instagram (ici et ). Ça me donne des pistes pour une éventuelle prochaine version 🙂

N’hésitez pas à me faire part de vos remarques en commentaires. Je prends tous vos conseils pour continuer à progresser.

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15 réponses à “La désillusion nommée Burda

  1. mon conseil : Pour faciliter tes raccord, surtout sur une robe comme celle ci qui est composé de multiples assemblages, je te conseille fortement de t’armer de ton fer à repasser. Il faut repasser chaque couture pour pouvoir les mettre bien à plat. L’assemblage est beaucoup plus aisé et fini les approximations. En tous les cas, ta robe est très jolie et j’aime beaucoup le rendu de ton tissu.
    J’ai l’impression de m’entendre quand tu dis que tu es trop pressé quand tu couds. J’ai la même maladie que toi ! Rapidité et couture ne font pas bon ménage et je l’ai enfin comprit (fort heureusement pour mes finitions!)… sauf parfois quand je veux mettre ma nouvelle robe le lendemain… !!!!

    1. Merci beaucoup pour tes conseils. Effectivement, je reconnais ne pas avoir bien utilisé mon fer à repasser pour cette robe. J’avais l’impression d’abîmer mon tissu en repassant. C’est peut-être un problème de réglage. Mais je note pour les prochains projets 😉 Tout comme je note que couture et impatience ne font pas bon ménage. Parfois, j’arrive à me freiner mais pour cette robe, je n’ai pas réussi… C’est exactement ça : j’étais trop pressée de voir le résultat et de la porter… Ça m’apprendra !!

  2. J’aime beaucoup le tissu, lumineux, et qui convient bien je trouve à la forme de ta robe. Je rejoins Apolivia pour le repassage qui n’est pas à négliger, avec une pattemouille si nécessaire. J’aime beaucoup les robes burda je l’avoue, elles ont toujours un petit quelque chose qui les différencie des autres. Ton idée d’en faire une veste est très intéressante: cette forme de robe ne me va pas, mais une veste, ma foi…
    Bon courage pour tes prochaines expériences burdesques, une fois qu’on a appris à déchiffrer ça roule!

    1. Bonjour Anne-Françoise, merci beaucoup pour ton commentaire. Tu es la première à me dire que le tissu te semble adapté. Ça me rassure car je commençais à en douter sérieusement. Je n’ai encore jamais utilisé de pattemouille. Voilà quelque chose qui pourrait effectivement me simplifier la vie. Merci ! Tes encouragements m’incitent à retenter l’expérience Burda. Je vais m’accrocher 😉

  3. Je sous-marine souvent mais écrit guère : cette fois sera l’exception : j’adore cette robe!
    Alors OK, les raccords sont pas topissimes (je ne peux que plussoyer l’utilisation du combo fer + pattemouille) mais elle est merveilleusement lumineuse et change de toutes ces robes uniformisées avec 2 rectangles froncés pour la partie basse (aigrie moi??? hahaha)
    Donc perdure chez Burda, qui malgré ses explications certes alambiquées reste quand même THE GRAAL des couturières,

    1. Merci beaucoup Elodie d’avoir pris le temps de me laisser un petit mot ! C’est vrai que cette robe change de tout ce qu’on peut voir. J’avais vraiment flashé dessus ! Le tissu n’était pas un coup de cœur au départ, mais une fois le vêtement fini, j’en suis très contente. J’ai plus qu’à progresser avec vos précieux conseils pour pouvoir refaire une version à la hauteur de mes attentes 😉 Encore merci !

  4. Elle est quand même très jolie cette robe malgré ses petits défauts. J’aime beaucoup sa forme, et cette couleur wahou!!. Moi qui souhaite me lancer dans une couture Burda, je vais être bien attentive, parce que c’est vrai qu’ils ont des modèles très intéressants!

    1. Merci Marine ! Bon courage si tu te lances dans la couture Burda ! J’espère de tout cœur que tu saisiras mieux les instructions que moi 😉 Mais c’est vrai qu’ils ont des modèles très chouettes !

  5. Je découvre ton blog et moi aussi je t’encourage à persévérer avec Burda, qui ne se laisse pas forcément apprivoiser très facilement, mais qui permet d’apprendre une multitude de techniques au fur et à mesure des réalisations. Pour ton souci de taille, ce n’étaient pas des tailles allemandes, mais des tailles courtes, ce qui signifie que les mensurations en largeur restent les mêmes que pour les tailles classiques 36, 38 etc … mais c’est la stature qui change. En tailles classiques, les patrons sont conçus pour 1m68 chez Burda, alors que les tailles 17, 18 etc … sont pour une stature de 1m60. Par exemple, une taille 18 correspond à un 36, mais pour une stature de 1m60 seulement. A l’inverse, il existe aussi des tailles longues pour les statures de plus de 1m72. A ne pas confondre avec les modèles « grandes tailles » qui sont plutôt adaptés aux morphologies rondes.
    Sinon, j’aime beaucoup ta robe avec ses découpes originales et cette couleur corail si lumineuse !

    1. Merci beaucoup d’avoir pris le temps de m’expliquer les tailles Claire ! Je comprends mieux maintenant 🙂 Dommage que ça n’ait pas été précisé avec le patron PDF. Mais je vais vous persévérer avec Burda. Tous vos commentaires m’y encouragent 😉

  6. bonjour, il n’est pas facile d’aborder les patrons burda , les expications sont « à l’ancienne »
    je dirais qu’elles me rappellent le temps de ma maman qui reprenait les patrons sur papier dans les revues « allemandes » du début, puisle temps où je me suis amusée (…) à le faire pour elle quand elle ne le pouvait pas, pour l’avancer, et c’est ainsi que j’ai pû déchiffrer les pièces dans le dédale des planches A, B et cie, puis j’ai participé aux finitions toujours pas intéressant mais à faire (ourlets, parementures,etc…) et puis j’ai continué, et peu à peu sans m’en rendre compte j’ai avancé, et aujourd’hui je me rends compte que cela s’est fait au fur et à mesure, sans vraiment le savoir, si on a envie de faire on fait, on défait, on créée, et recréée et tu es sur le bon chemin, bravo d’avoir choisi un si joli modèle , le tissu ne t’as pas aidé comme cela arrive certaine fois mais tu as bien travaillé et vu les + et les – de cette robe, c’est la clef pour la suite, je t’encourage!

    1. Merci beaucoup pour tes encouragements ! Je pense que je vais finir par les comprendre à force d’en faire. J’ai d’ailleurs un pantalon qui m’attend. Ce sera un bon test 🙂

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